Université Assane Seck de Ziguinchor : Ultimatum aux étudiants, le second semestre menacé

Université Assane Seck de Ziguinchor : Ultimatum aux étudiants, le second semestre menacé
Ziguinchor, le 12 décembre 2024 – Face à une année universitaire chaotique, l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) a pris des décisions radicales pour sauver ce qui peut encore l’être. Lors d’un Conseil académique tenu ce jeudi 12 décembre 2024, le Recteur, Pr. Alassane Diédhiou, a annoncé des mesures fermes, incluant une reprise des cours dès le 6 janvier 2025 et la menace d’une invalidation du second semestre en cas de non-respect des délais fixés.
Une reprise sous haute tension
Après plusieurs mois de perturbations, l’administration universitaire exige que les étudiants des UFR LASHU, SES et ST reprennent les cours au plus tard le lundi 13 janvier 2025. À défaut, le second semestre de l’année universitaire 2023-2024 sera purement et simplement annulé. Cette décision sans précédent vise à faire pression pour un retour rapide à la normale.
Outre cette mesure, le Conseil académique a décidé d’instaurer une session unique pour l’ensemble des étudiants des UFR concernées, afin de pallier les retards accumulés.
Un signal d’alarme lancé par l’administration
« Nous ne pouvons pas continuer dans cette situation de blocage sans mettre en péril l’avenir des étudiants », a déclaré le Recteur lors de la rencontre. Il a également insisté sur l’importance d’un dialogue constructif entre les parties prenantes pour éviter une invalidation, dont les conséquences seraient lourdes.
Ce nouvel ultimatum s’adresse autant aux étudiants qu’au corps enseignant, régulièrement pointé du doigt pour son implication relative dans la gestion des crises universitaires.
Le spectre d’une invalidation inédite
L’annonce de l’invalidation conditionnelle du second semestre constitue une première dans l’histoire de l’UASZ. En cas d’application, les étudiants concernés pourraient perdre une année entière, un scénario qui inquiète autant les autorités académiques que les parents d’élèves.
Un appel au sursaut collectif
Pour éviter le pire, le Recteur appelle les étudiants à reprendre les cours dès le 6 janvier et exhorte le corps enseignant à se mobiliser pour encadrer cette session unique. « La balle est désormais dans le camp de chacun », a-t-il conclu.
Un contexte tendu
L’Université Assane Seck n’est pas étrangère aux tensions académiques. Entre mouvements sociaux, grèves et revendications, l’établissement fait face à des défis structurels qui fragilisent son fonctionnement. Ce dernier ultimatum pourrait être une tentative de désamorcer la crise, mais reste à savoir si les étudiants répondront à cet appel.
Rendez-vous au 6 janvier 2025 pour une reprise qui s’annonce décisive.