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Malick Ndiaye élu président de l’Assemblée nationale : tensions au sein de l’opposition

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Malick Ndiaye élu président de l’Assemblée nationale : tensions au sein de l’opposition

L’installation de la 15e législature de l’Assemblée nationale sénégalaise, tenue sous haute tension, a vu Malick Ndiaye, figure de la coalition gouvernementale, être élu président de l’Assemblée nationale. Cette nomination a rapidement suscité des remous au sein de l’opposition, notamment dans les rangs de la coalition Takku Wallu.

Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu, a vivement dénoncé ce qu’elle qualifie de “manœuvres politiques” orchestrées par le nouveau président et la majorité parlementaire. Selon elle, le poste de vice-président de l’Assemblée nationale aurait dû revenir à Farba Ngom, représentant de leur coalition. “C’est une violation manifeste des droits de vote et un accaparement des postes stratégiques par la majorité”, a-t-elle déclaré avec fermeté.

Elle accuse également le bureau de l’Assemblée nationale de favoriser la coalition PASTEF, en désignant un de ses membres pour occuper ce poste clé, au détriment des équilibres politiques. Me Aïssata Tall Sall a annoncé que la coalition Takku Wallu allait saisir la justice pour contester cette décision.

Ousmane Sonko démissionne de son poste de député

Dans ce contexte tendu, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait une apparition remarquée à l’Assemblée nationale. À la surprise générale, il a annoncé sa démission de son poste de député. “Je suis ici aujourd’hui pour deux raisons : démissionner de mon poste et donner des consignes claires aux députés de notre entité”, a-t-il expliqué.

Sonko a justifié sa décision par son engagement à la Primature. “Le Président de la République a besoin de moi à ses côtés pour poursuivre le travail entamé. Je reste à la Primature pour répondre aux attentes des Sénégalais”, a-t-il ajouté, tout en souhaitant un mandat fructueux aux nouveaux députés.

Une législature sous le signe des défis

L’élection de Malick Ndiaye intervient dans un climat marqué par de vives tensions politiques et des rivalités exacerbées entre les différentes coalitions. Si cette nomination est saluée par les membres de la majorité présidentielle, elle est vivement critiquée par une opposition qui estime que la parité et les droits des minorités parlementaires ne sont pas respectés.

Le début de cette 15e législature s’annonce donc mouvementé, avec des défis majeurs à relever, tant sur le plan institutionnel que politique. Reste à voir si le nouveau bureau de l’Assemblée nationale saura apaiser les tensions et instaurer un climat propice au travail législatif.

Rédaction : Opinions Libres


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