Le Budget 2025 : Une gestion ambitieuse face à des défis complexes
Le Budget 2025 : Une gestion ambitieuse face à des défis complexes
Le Projet de Loi de Finances (PLF) pour l’année 2025 marque une étape cruciale pour le Sénégal, dans un contexte de transformation politique et économique. Porté par l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 », ce budget affiche une ambition claire : restructurer les finances publiques tout en répondant aux attentes pressantes de la population. Cependant, le poids du budget de la présidence et de la primature suscite des interrogations.
Des priorités stratégiques et des allocations ambitieuses
Le PLF 2025 met en avant des secteurs prioritaires tels que l’éducation (1 377 milliards de FCFA), l’agriculture et l’élevage (1 070 milliards de FCFA), et les actions sociales (1 885 milliards de FCFA). La souveraineté alimentaire, énergétique et sécuritaire figure parmi les axes majeurs. Cependant, malgré ces investissements, les dépenses liées à la présidence et à la primature attirent l’attention.
La présidence et la primature sous les projecteurs
Le budget alloué aux institutions centrales, notamment la présidence et la primature, reste significatif. Ces postes budgétaires couvrent des dépenses courantes, les déplacements officiels, les dotations protocolaires, ainsi que des projets spécifiques. En 2025, cette allocation soulève des critiques dans un contexte où les ressources sont limitées et où des secteurs clés, comme la santé ou l’éducation, exigent des financements renforcés.
Un budget marqué par des défis et des réformes
Face à un déficit budgétaire projeté à 7,08 % du PIB et une dette publique préoccupante, le gouvernement entend rationaliser les dépenses, notamment par des audits des structures publiques. Par ailleurs, la mobilisation des ressources internes, notamment à travers une réforme fiscale, est mise en avant pour réduire la dépendance extérieure.
Conclusion
Si le PLF 2025 traduit une volonté de rupture et de transformation, la répartition budgétaire appelle à une vigilance accrue. Les citoyens et observateurs s’interrogent sur l’équilibre entre les ambitions affichées et la réalité des besoins prioritaires. Le poids des dépenses institutionnelles, dont celles de la présidence et de la primature, reste un point de débat essentiel dans l’exécution de ce budget.