INCENDIE DANS LES MARCHES Que sont devenus les 6 mesures et le projet de modernisation de Macky ?

INCENDIE DANS LES MARCHES
Que sont devenus les 6 mesures et le projet de modernisation de Macky ?
L’incendie qui s’est encore déclaré au marché zinc de Pikine ravageant tout sur son passage. Ce qui n’est guère une surprise pour les autorités, au premier chef le président de la République qui, face aux installations anarchiques, avaient retenu, à l’issue du conseil interministériel du mercredi 20 mars 2019, six mesures pour sécuriser les marchés sénégalais contre les incendies. Malgré ces mesures et la création du programme demodernisation et de gestion des marchés (Promogem) qui faisait suite à un constat de la recrudescence des incendies au niveau des marchés, les marchés continuent de flamber.Que sont ces mesures présidentielles devenues ?
Par El Hassane SALL
L’incendie qui s’est déclaré lundi dernier aumarché zinc de Pikine et qui a ravagé le site n’est guère une surprise pour les autorités qui face à l’installation anarchique avaient retenu à l’issue du conseil interministériel du mercredi 20 mars2019 six mesures pour sécuriser les marchés sénégalais. Sans compter la création du programme de modernisation et de gestion des marchés (Promogem) qui faisait suite à un constat de la recrudescence des incendies au niveau des marchés. Malgré tout, les marchés continuent de flamber et le dernier en date est le marché zinc de Pikine.
Après l’incendie qui a ravagé le marché zinc, le ministre du Commerce Abdou Karim Fofana en déplacement sur les lieux lundi a dénoncé unmanque de respect des normes et une mauvaise gestion des lieux de commerce. Dans son allocution, il a fait savoir que l’état va aller dans le sens de mieux sécuriser les marchés à travers la prise de mesures drastiques pour lutter contre les nombreux cas d’incendies dans les marchés. Pour le ministre du commerce sénégalais, il y’a un besoin urgent de réorganiser ces établissements marchands car il y va de la sécurité aussi bien des commerçants que des clients qui les fréquentent. Il s’agit donc d’engager une vaste opération de désencombrer des allées des marchés souvent obstruées par les tabliers et autres vendeurs à la sauvette. Aussi de lutter contre les branchements clandestins de courant électrique. Des redites sommes-nous tentés de dire car aujourd’hui ce qui est attendu, c’est une application des mesures et la mise en branle du Promogem. Parce que c’est justement suite aux incendies récurrents enregistrés dans plusieurs marchés du pays, pour cause de la vétusté des équipements, entre autres raisons, que le chef de l’Etat avait créé, le Programme de modernisation et de gestion des marchés (Promogem) chargé de mettre en œuvre la politique gouvernementale en matière de modernisation et de gestion des équipements marchands à l’échelle nationale. Dans cette perspective, la coordonnatrice nationale du Promogem, Yaye Fatou Diagne, avait procédé à la présentation des plans et maquettes de marchés modernes et les schémas de financement. L’objectif du Promogem, de l’avis de Yaye Fatou Diagne, était de reconstruire ou de rénover les marchés existants, en créant de meilleures conditions d’hygiène, de sécurité et de salubrité. Des marchés aérés faciles à construire avec des possibilités d’extension. Des marchés où les risques d’incendie seront faibles, avec des bouches d’incendie et une accessibilité des secours en cas de sinistre à l’image des standards internationaux ; des systèmes d’évacuation des eaux usées. La coordonnatrice du Promogem avait révélé que ces marchés modernes seront dotés de cantines, de magasins de stockage, de chambres froides arrimées au Marché d’intérêt national de Diamniadio pour la conservation et l’écoulement des produits horticoles. Des restaurants spécialisés dans le consommé local, des espaces réservés à la vente de produits artisanaux, etc. Ces marchés modernes, avait ajouté la patronne du Promogem, sont de différents types. Les marchés de type A (600 cantines) ; type B (200 à 400 cantines) et type C (100 à 150 cantines). Il y a aussi des marchés de type L (Loumas), des marchés de capitales régionales, des marchés de communes rurales ; en plus de modèles de kiosques modernes destinés à la vente de fruits et légumes le long de la route. Mais depuis lors ces promesses attendent d’êtreconcrétisées, de même que les six mesures retenues par le gouvernement lors du conseil interministériel tenu le 20 mars 2019 poursécuriser les marchés sénégalais contre les incendies. Pour la première mesure, l’État avait décidé de mettre sur place un programme d’installation de bouches d’incendie dans les marchés. Ceci pour faciliter l’intervention des sapeurs-pompiers. Un budget de 300 millions devait être dégagé pour ce faire. La deuxième mesure c’était la modernisation des marchés. La consolidation du cadre institutionnel de gestion des marchés faisait aussi partie du programme, c’est la troisième décision. Quatrième mesure : l’État veut aussi faire une évaluation exhaustive des dégâts causés par les incendies des marchés (Petersen Touba, Ross Béthio). Cinquièmement, il était prévu le lancement d’un processus pour indemniser les victimes des incendies. Sixième et dernière décision : le Premier ministre avait aussidemandé l’accélération des programmes de modernisation de certains marchés (Sandaga, Petersen, Tilène…). Mais il semble aujourd’hui que ces mesures ne sont pas encore suivies d’effet, en atteste le dernier incendie survenu au marché zinc sans compter les marchés Petersen, Tilene, Castors etc. qui continuent toujours d’être des lieux à haut risque d’incendie. Comme quoi…
SOURCE : TRIBUNE